11/05/2004

LE CARRELAGE !!

LA POSE DU CARRELAGE
 


 

On regroupe sous le nom de carrelage un ensemble de produits souvent très différents par la forme et la matière.

Le carrelage est associé, sous des formes diverses, à toutes les civilisations, notamment sous la forme des mosaïques, mais aussi de dallages.

 

La pose d’un carrelage est considérée à tort comme difficile par l’amateur, car il n’en est rien si, comme toujours, on prépare bien le support et si l’on utilise la bonne technique et les bons outils.

Vous avez dit carrelage ?

  • On peut définir le produit comme un ensemble de carreaux, d’épaisseur relativement faible, à surface lisse colorée et décorée ou non, destinés à recouvrir un mur ou un sol pour le protéger, le rendre lisse et plan, en faciliter le nettoyage et, autant que possible, le décorer.

Les matériaux

  • Le premier carrelage fut sans doute le dallage de pierre ou de marbre, puis celui de dalles d’argile cuite et les tesselles en pâte de verre des mosaïques. Revêtu d’un émail opaque, le carrelage s’est fait faïence, grâce à une technique inventée par les Babyloniens. Au XVIe siècle le grès cérame, certainement connu des Chinois depuis plus de 1000 ans, fait son apparition en Europe.
     
  • Tels sont les produits de base, encore présents aujourd’hui sur le marché, avec des qualités et des fonctionnalités permettant de les utiliser dans pratiquement toutes les parties de la maison, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Les produits

  • Les carreaux céramiques utilisés pour le sol ou les murs sont très proches. Ils doivent être à la fois décoratifs, faciles à entretenir, résistants à l’usure et aux agents chimiques des produits d’entretien.
    Toutes ces qualités font l’objet d’un double classement qu’il est bon de connaître avant d’acheter.

Classement UPEC

U : usure due aux effets de la marche (résistance à l’abrasion)

P : poinçonnement dû au mobilier fixe ou mobile (résistance mécanique)

E : comportement à l’égard de l’eau et de l’humidité

C : résistance aux agents chimiques et tachants domestiques
La durabilité du produit est définie par une échelle allant de 0 à 4 (un produit classé 0 étant le moins durable).

Classement PEI (résistance à l’abrasion) de I à V

  • I et II : Produits destinés à des milieux soumis à un trafic très léger et à une abrasion basse : salles de bains, chambres à coucher ; en appartements, salles à manger, séjours sans liaison directe avec l’extérieur.
     
  • III : Produits destinés à des milieux soumis à un trafic léger avec une action abrasive moyenne : entrées, dégagements, etc. à l’exception des cuisines.
     
  • IV : Produits destinés à des milieux soumis à un trafic normal : maisons individuelles y compris les cuisines ; immeubles, bureaux publics, restaurants, magasins (excepté le carrelage se trouvant sous les caisses, les comptoirs d’établissements publics et les passages restreints obligatoires).
     
  • V : Produits destinés à des milieux soumis à un trafic plus élevé ne nécessitant pas la pose d’un grès cérame. Le support

Le support

  • Quel que soit le type de carrelage (mural ou de sol) et la méthode de pose, le support doit être sain, stable, régulier, sans trous ni fissures importants. Le carrelage n’est pas un « cache-misère » qui pourrait permettre d’habiller un mur ou un sol en mauvais état.
     
  • Les fissures et les trous doivent être rebouchés en compatibilité avec le support (enduit reboucheur pour le plâtre, mortier pour les sols à base de ciment tels mortier ou béton). Celui-ci doit d’abord être dégraissé (notamment dans une cuisine) par un bon lessivage, dépoussiéré, toute partie adhérant mal devant être décapée. La surface des murs laquée sera dépolie par ponçage pour permettre l’accrochage de la colle carrelage.
     
  • Élargissez les fissures avec un grattoir triangulaire avant de les reboucher. Au mur, creusez-les de telle sorte que le fond soit plus large que l’entrée (en forme de queue-d’aronde) pour garantir un bon accrochage de l’enduit.
     
  • Éliminez l’humidité éventuelle en traitant les causes (origine de l’eau) et non les conséquences : un carrelage n’est jamais une barrière contre l’humidité qui, à terme, décollera les carreaux ; pire, même, il peut masquer une dégradation importante de la maçonnerie dont l’humidité ne peut plus s’évacuer.
     
  • Un sol destiné à recevoir du carrelage doit être plan, sec et régulier.
     
  • Une dalle de béton de 20 à 30 cm d’épaisseur, établie sur un hérisson gros graviers, cailloux concassés) de même épaisseur est nécessaire sur les sols en terre battue.
     
  • La surface de la dalle doit ensuite être recouverte d’une chape en mortier de 2 à 3 cm d’épaisseur.
     
  • Une chape ancienne irrégulière sera corrigée par une couche de mortier de ragréage autolissant.
     
  • Il est possible de poser du carrelage sur un parquet, y compris en lames, si celui-ci est suffisamment stable (il ne doit pas vibrer) ; il est prudent de le ragréer, et d’interposer un treillis de verre entre la couche de ragréage et la colle carrelage.
     
  • Le carrelage mural se pose sans difficulté sur la plaque de plâtre (l’idéal étant que celle-ci soit hydrofuge) avec une colle adaptée.

Le tracé

  • Un tracé doit être réalisé pour permettre une pose bien droite, quelle que soit la qualité de l’aplomb (pose murale) ou de l’équerrage (pose au sol) des murs.

Pour une pose murale :

  • Déterminez une ligne de référence horizontale (avec un niveau) tracée de telle sorte que vous ayez une rangée entière de carreaux au sommet du panneau (ou au niveau du plafond si le mur entier doit être carrelé), en tenant compte de l’épaisseur des joints ;
     
  • Tracez ensuite une verticale à 1 carreau de l’angle où vous souhaitez avoir un carreau entier ;
     
  • Clouez des lattes qui vous serviront d’appui pour la pose (qui se fera de bas en haut).

Pour la pose au sol :

  • Si vous être sûr que les murs sont d’équerre (maison neuve), vous pouvez partir d’un angle ;
     
  • Si les murs ne sont pas parfaitement d’équerre (cas classique dans les maisons anciennes), tracez une ligne perpendiculaire au mur d’entrée, au centre de la porte principale, puis deux ou trois lignes plus loin, perpendiculaires à la première ;
     
  • Dans certains cas, il peut être plus esthétique de tracer la première ligne à partir d’un élément tel que l’angle de l’habillage de la baignoire ou le centre d’une cheminée.

La coupe des carreaux

  • La configuration des pièces et la présence de décrochement, que ce soit au sol ou au mur, imposent de réaliser la coupe, voir la découpe des carreaux.
    C’est une opération redoutée des amateurs.
     
  • En extrémité, mesurez l’espace restant, ou superposez un carreau à l’avant dernier, puis posez un autre carreau en butée contre le mur, et tracez une ligne en vous guidant sur le côté opposé au mur.
     
  • La coupe des carreaux peut se faire de différentes façons :
    • avec une pince coupe-carreau (après avoir entamé la ligne de coupe avec une pointe au carbure de tungstène) ;
    • avec une carrelette (appareil assurant la rayure et la coupe avec un système de chariotage) ;
    • avec une machine électrique à couper les carreaux ;
    • avec une tronçonneuse montée sur une meuleuse d’angle pour les tomettes et carreaux très épais.

La pose

  • Mis à part certains dallages de sol qui peuvent se poser directement sur une couche de mortier bain soufflant), les carrelages de mur comme de sol, se posent avec une « colle », en pâte prête à l’emploi, ou à gâcher avec de l’eau à partir d’une poudre.
    • Étalez la colle avec une spatule crantée, en croisant les passes, sur une surface d’environ 1 m2.
    • Posez le premier carreau en vous appuyant sur l’angle des deux tasseaux (pose murale) ou en partant de l’angle de croisement des deux traits perpendiculaires pose au sol).
    • Poursuivez la pose en plaçant des croisillons d’écartement entre les carreaux pour garantir une régularité des joints.
    • Tapotez les carreaux avec le manche d’une massette pour bien les maroufler.

La finition

  • Le jointoiement des carreaux se fait avec de la barbotine, mortier liquide à gâcher à partir d’une poudre. Vous pouvez utiliser une barbotine blanche ou bien colorer ou teinter le mortier.
    • Étalez la barbotine avec une raclette en caoutchouc, en décrivant des S pour qu’elle pénètre bien dans le creux des joints.
    • Raclez pour éliminer le surplus sur les carreaux.
    • Quand la barbotine est à peine prise, essuyez avec une éponge sèche, puis avec un chiffon sec.
    • Assurez l’étanchéité avec les appareils sanitaires ou avec les plinthes avec des joints souples ou du mastic au silicone.

    • Pour relier un sol carrelé ou un autre type de sol, avec un autre, posez des profilés de liaison.


19:47 Écrit par MR ASTUCES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.